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Soirée jeux de sociétés le Vendredi 13 Mars 2020 - de 20h30 à 1h- "Salle Jean Ferrat", Ancienne Mairie, rue du 19 mars 1962, 82290 Montbeton

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 BACKGROUND : PAOL LE GRIS

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fredraider
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MessageSujet: BACKGROUND : PAOL LE GRIS   BACKGROUND : PAOL LE GRIS I_icon_minitimeJeu 23 Juil 2009 - 13:28

DES CHAÎNES ET LE FOUET

Je me nomme Paol le Gris. Dorénavant, je suis un Exalté de Dame Lune tel l’ont voulu les Cieux et Lune Changeante dans le Pacte d’ Argent. Je suis né esclave, prisonnier des chaînes de la Guilde, comme mon père et son père avant lui. Pendant ma captivité, j’ai eu quelques petits moments de bonheur mais ils furent balayer quand je connus bien plus tard, la liberté ! J’étais un petit enfant étonnamment résistant, il fallait l’être pour survivre dans les camps de la Guilde. Je n’ai jamais eu beaucoup d’amis de mon âge, pour la simple raison qu’ils moururent tôt. Choléra, paludisme, tuberculose, toutes ces maladies eurent raison de bien de mes copains. A huit ans, j’étais bon pour le travail selon les standards de la Guilde. Je quittais mes parents qui travaillaient dans une tannerie pour les champs de coton sur les berges de l’Avarice. Je travaillais une demi-journée aux champs sous le regard vigilant d’un maître chiourme. Ensuite, je passais l’après midi à surveiller les brebis et moutons dans les collines vertes.

J’appréciais les animaux, surtout ces petites bêtes laineuses, elles aussi esclaves des hommes à leur manière. J’ai toujours été peiné quand elles partaient pour l’abattoir. Les boucs avaient un peu plus de chance, ils finissaient souvent vieux. J’avais appris à apprécier l’un d’eux qui n’arrêtait pas de me regarder d’un air étrange et de traîner toujours dans mes pattes. Je l’appelais, le Grisou, tant que sa robe de laine était grise et sale de terre. Je remarquais qu’il avait un caractère de cochon, les autres jeunes bergers n’avaient pas ma chance, vu que Grisou les chargeait à coup de cornes et les coursait frénétiquement jusqu’à qu’ils montent le long des arbres.

J’ai donc passé mon adolescence entre champs et collines. J’ai pris des forces, de l’assurance et de l’endurance. Je savais me battre à mains nues, les combats entre jeunes bergers étaient légions à propos des bêtes. Mon direct du droit était sévère, mon crochet redouté et mon coup de pied de côté retourné en avait sonné plus d’un. Je n’étais pas un colosse, ni
un grand gaillard mais un jeune homme à l’allure athlétique et agile. A l’âge de 14 ans, mes maîtres m’indiquèrent qu’il était temps de recevoir mes premiers fers, on m’entrava les chevilles. Les maîtres m’avisèrent que je porterais ces chaînes jusqu’à la mort. Je savais ce jour là, qu’il en avait toujours été ainsi. Je quittais les champs de cotons et les bergeries pour la grande tannerie à l’embouchure de l’Avarice.

Ma première tristesse fut d’apprendre la mort de mes parents, ensevelis vivants sous la crue boueuse du fleuve capricieux. J’héritais d’une cabane ayant appartenu à un esclave décédé de la fièvre des marais. Le travail a la tannerie était éreintant, on y faisait pas de vieux os. Les pieds dans l’eau, nous étions constamment dans un air moite et pollué de tanin. Les peaux étaient trempées dans des bassins contenant du tanin pendant une certaine période, puis elles étaient retirées, lavées puis séchées. Nos maîtres nous faisaient changer de postes de travail dès que nous avions des signes de faiblesses. Le gros du travail servait pour la sellerie, la cordonnerie et la reliure. Toute la production partait à Nexus, sur des barges à fond plat.

A vingt ans, j’étais désabusé, c’est à cette période que j’ai commencé à rêver de la liberté. Liberté que je n’avais jamais connue. Je n’osais en parler à personne, j’avais été témoin de la vilénie des délateurs. Partir où ?
Je ne savais pas lire, ni survivre dans la nature sauvage et je ne connaissais rien de Création. Je n’avais entendu parler que du Nexus, la plus grande cité aux alentours. La Guilde y était très puissante là-bas, donc je ne voulais pour rien au monde partir dans cette direction.

Un soir, seul dans ma cabane, le vague à l’âme, j’étais penché sur mon assiette de gruau quand j’entendis le bruit distinctif de petits sabots. Je levais la tête pour voir Grisou, le bouc de mon enfance. Incroyable, je le croyais mort depuis longtemps ! C’était bien lui, pendant une seconde, j’ai même cru qu’il me souriait. Une bête ne sourit pas ! Tout à coup, il bondit vers moi.

Je fus totalement surpris, son corps de bête fut auréolé d’une clarté argentée, il sembla même qu’il devenait presque immatériel.Totalement choqué, je le vis bondir dans mon thorax et y disparaître ! Je fus inondé d’une étrange et sourde énergie. Mon corps se mit à luire d’une lueur argentée, mon crâne se mit à me faire souffrir horriblement. Je m’agenouillais face au terrible mal de tête. Je perdis même conscience. Je rêvais que j’étais un bouc, vaillant et féroce, je gambadais de rocher en rocher sous une nuit étoilée et une lune gibbeuse démesurée.


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MessageSujet: Re: BACKGROUND : PAOL LE GRIS   BACKGROUND : PAOL LE GRIS I_icon_minitimeMer 29 Juil 2009 - 12:48

Quand je me réveillais, je constatais que j’étais devenu un monstre, un mutant ! J’avais deux longues cornes torsadées sur la tête, facilement hautes d’une vingtaine de centimètres. Mon menton était affublé d’une longue barbichette grise ! Je défaillais, mon esprit semblait se briser à la vue de ma nouvelle inhumanité…

Que m’arrivait-il ? Pensais-je tout en entendant les bruits de combat aux alentours. En regardant par la fenêtre de ma cabane, je vis le flamboiement d’incendies dans le grand bâtiment de la tannerie et de nombreux corps allongé au sol. Qui osait attaquer la Guilde ? Était-ce lié à ma récente transformation ?

Tout à coup, dans la lumière tremblante des flammes, je vis un énorme gorille blanc, son pelage était couvert de tatouages argentés brillants. Sa gueule était ensanglantée, et son poitrail couleur écarlate. Il s’approcha de ma cabane, en de grandes enjambées simiesque. Il vociféra dans une langue que je ne comprenais pas. Je reculais et me cachais dans la pénombre de la pièce. La porte branlante de la cabane vola en éclats. L’énorme gorille s’engouffra dans la pièce, écrasant tout sur son passage. Il s’arrêta, renifla l’air et tourna son regard gris acier vers moi.

Il se mit à parler : - N’ai pas peur ! Je viens pour toi ! Je viens t’offrir une vie nouvelle, celle d’un Élu de Dame Lune et membre du Pacte d’ Argent !Suis moi, je t'amène vers la liberté et vers ton héritage divin...

Devant ce colosse, à la force primitive, je parvins à balbutier quelques mots, "Je suis un monstre, qu'ai je fait pour courroucer les dieux ?

- Tu n'as rien fait, bien au contraire, ta destinée est celle des Célestes ! D'un coup, le gorille m'attrapa et me cala sous son énorme bras comme un vulgaire sac de pommes de terre.

Il se mit à courir dans le camp. Je ne percevais que des ombres fugaces tant qu'il se déplaçait vite. Il rejoignait un autre monstre, un homme cheval gigantesque. Il était couvert de tatouages similaires à celui du gorille blanc. Il brandissait une énorme lance à l'étrange aura argentée. De sa main gauche, il tenait un bouclier argenté frappée d'un écusson lunaire, symbolisant la pleine lune. L'homme cheval avait massacré toute la garnison de la tannerie. La plupart des esclaves profitaient du désordre pour traverser la porte éventrée du fort. D'un geste dextre, le gorille me déposa sur la partie chevaline de l'homme-bête.

Puis, ce fut la fuite éperdue par delà les bois, les prairies et les vallons. Nous dormions le jour et avancions toute la nuit. Le Gorille blanc s'appelait Vimak Croc Blanc et l'homme cheval Tor Sabot Traceplaine. Ils pouvaient assumer bien des formes animales en plus de leur terrible forme de combat. Ils m'expliquèrent que j'avais le même don, le même pouvoir divin, il suffisait que je m'entraîne pour maîtriser ma quintessence divine.

Le voyage dura plusieurs lunes, je visitais d'étonnantes contrées et rencontrait des esprits des bois pour la première fois de mon existence. Les deux Lunaires Lune Pleine m'amenèrent jusqu'au Royaume Sylvestre d' Halta. Dans cette contrée verte, les arbres étaient gigantesque, des mondes à part entière. Je parlais à des animaux doués d'intelligence et de parole. Je rencontrais des humains étranges à la chevelure et au teint verts. Je passais une année parmi le peuple des arbres, une année sans toucher le sol de Création ! Je fis la connaissance d'un ancien et puissant lunaire, nommé Python d' Argent. Après bien des rites et des secrets révélés, Python d' Argent peint sur ma chair, des tatouages d'argent, fixant à jamais ma caste, celle de la Lune Changeante. Désormais, j'étais Paol, élu de Dame Lune, Enfant de la Lune Changeante : Paol le Gris !

Durant ma deuxième année à Halta, j'appris à parler la Langue des Forêts et celle du Vieux Royaume, grâce aux tomes de Python d' Argent et aux discussions enfiévrées avec les esprits des grands arbres. Même Python d' Argent reconnut à demi-mot mon talent de polyglotte. Je n'y croyais pas moi-même, d'esclave échappé, je passais à trilingue confirmé.

A partir de ma troisième année de liberté, j'appris à tisser la quintessence pour cacher mes tatouages et ma marque monstrueuse aux yeux de tous. Fort de cette trouvaille magique, je partais visiter des villes humaines sur le pourtour du Royaume d' Halta. Ivre de liberté, je me fondais dans la masse. Je témoignais d'une étonnante curiosité, je devins un vrai touche à tout. Je fus scribe, régisseur, batelier, chasseur, milicien, mineur et surtout vagabond, rôle que j'affectionnais plus que tout. Durant ces années de découvertes, j'appris une quatrième langue, celle du Bas Royaume. C'est à cette époque que j'appris qu'il existait une entité politique plus forte qu' Halta, plus forte que la Guilde, le lointain Empire Ecarlate.
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